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mardi 24 juin 2014

L'Assurance Maladie des frontaliers - II

Le système d'Assurance Maladie des frontaliers est remis en cause. Pourquoi ? Parce que le gouvernement français n'a plus un rond. Il cherche désespérément des sous et sait qu'il y en a là, chez les frontaliers. Combien y en a-t-il ? Pas mal en fait ...

Quelques calculs simples. Avec 150'000 frontaliers qui touchent en moyenne 6'000 euros par mois, le revenu global estimé des frontaliers est de 10,8 milliards d'euros par an. La ponction prévue de 8% rapportera donc 860 millions d'euros par an. Du côté des dépenses, comme les assureurs privés ne sont pas des philanthropes, on peut considérer que le coût est au maximum celui des cotisations. Avec à nouveau 150'000 frontaliers et une cotisation annuelle de 2'400 euros (200 euros par mois) le coût des dépenses de santé est de 360 millions d'euros. Résultat net 860-360=500 millions. Il y a chez les frontaliers un pactole d'un demi milliard d'euros annuel !

Quel politicien, quel âne bâté passerait à côté d'un demi milliard d'euros alors que les caisses sont vides.

C'est donc pour cela qu'il est tout à fait vain de militer, de protester ou d'argumenter en face de politiciens qui savent les caisses de l'État français complètement vides et qui ne voient dans les frontaliers qu'un demi milliard d'euros à prendre. D'autant plus que les frontaliers, puisqu'ils sont riches, votent déjà tous à droite : pas d'électeur perdus.

Je dois avouer que j'ai trouvé la démarche du Groupement Transfrontalier Européen quelque peu naïve sur ce sujet. Le sujet était clos d'avance -un demi milliard d'euros- et toutes les argumentations -un demi milliard d'euros- sur la continuation des soins commencés, sur -un demi milliard d'euros- la possibilité de se faire soigner en Suisse -un demi milliard d'euros- n'auraient aucune oreille, sinon quelque aumône d'une centaine de millions la première année.

Face à ces politiciens, face au gouvernement français qui racle les fonds de tiroirs depuis de trop nombreuses années (eh oui, Sarkozy déjà), face à ces professionnels de la dépense d'argent public, la seule argumentation aurait été de leur faire passer cet argent sous leur nez. Comment ? En demandant à la Suisse de rouvrir la possibilité pour chaque frontalier d'effectuer à nouveau ce choix entre système Suisse et système français. Beaucoup de conducteurs de Mercedes seraient passés chez Audi ;-) (voir ici)

La Suisse n'avait rien à perdre à rouvrir ce choix. Les plus hauts salaires auraient effectivement choisi le système suisse, dans lequel les cotisations sont par personne, et indépendantes du salaire, laissant les salaires les plus bas salaires arbitrer en fonction de leurs situations personnelles et familiales. Le système français se serait retrouvé avec les plus faibles salaires et les familles les plus nombreuses. Les gens ne sont pas stupides, ils choisiront chacun en fonction de leur propre intérêt. Mettons que le gouvernement ne collecte plus que 200 millions d'euros de cotisations, environ un quart, alors que les dépenses se montent quand même à 200 millions, environ la moitié, le pactole disparaît. L'incitation à ponctionner les frontaliers avec.

mercredi 18 juin 2014

L'Assurance Maladie des frontaliers - I

L'Assurance Maladie des frontaliers est remise en cause. Son organisation tout au moins. Historiquement, personne, ni de la Suisse, ni de la France ne voulait assurer ces travailleurs. Ils se sont donc tournés vers des assureurs privés qui les ont couverts contre le risque maladie.

Voilà qu'en 2002, suite à l'accord de libre circulation des personnes, les frontaliers sont face à un choix. Soit ils optent pour le système suisse de couverture maladie, soit ils optent pour le système français. Ce choix est définitif et irrévocable. Le système suisse est simple, il faut choisir une assurance maladie dans une des caisses qui la fournit. Les système français propose lui une nouvelle alternative : soit l'assurance maladie de la sécurité sociale, chère et qui rembourse peu, soit une assurance privée, avec plusieurs choix de niveaux de remboursement et de tarifs donc, mais globalement bien moins chère et qui rembourse plutôt bien.

Il y a quelques différences parmi ces assurances. Par exemple la sécurité sociale couvre toute la famille avec un unique cotisant, alors que les autres demandent une cotisation par personne. Mais globalement, si plus de 90 % des frontaliers choisissent le système français, et au sein du système français font le choix de l'assurance privée, ce n'est pas pour rien : c'est simplement celui qui rembourse bien pour les cotisations les moindres. Les gens ne sont pas stupides !

C'est ce choix, au sein de système français qui est supprimé. Les frontaliers qui avaient opté pour le système français n'auront plus le choix et devront cotiser à la sécurité sociale française.

Pour faire un parallèle automobile, c'est comme si on avait demandé aux frontaliers de choisir entre d'un côté une Audi (système suisse) et d'un autre côté (système français) une Mercedes ou une Trabant. Le plus grand nombre avait choisi la Mercedes, évidemment. Qu'arrive-t-il aujourd'hui ? On fait simplement savoir aux frontaliers qui ont une Mercedes que désormais ils devront se contenter de la Trabant. Pas même la possibilité de revenir sur une Audi.

Le pire dans tout cela, c'est que les autres français, qui jalousent ces riches frontaliers, sont heureux de les voir ainsi sanctionnés. Ces autres français ne se rendent même pas compte qu'eux-mêmes n'ont qu'une Trabant. Il serait peut-être plus judicieux pour eux de réclamer le droit d'avoir une Mercedes !

mardi 4 février 2014

Réponse - Plus on regarde de la téléréalité, moins on est bon à l'école

En réponse à Plus on regarde de la téléréalité, moins on est bon à l'école

Encore une fois des scientifiques qui font une étude, sérieuse, et qui établissent scientifiquement une corrélation.

Encore une fois des journalistes qui foutent tout en l'air, qui imaginent la science dans le sens qui leur convient en inventant une causalité !

Les scientifiques ont établi que ceux qui regardent la télé-réalité ont de moins bons résultats. C'est tout. Après, savoir si c'est parce qu'ils regardent la télé-réalité qu'ils ont de mauvais résultats, ou alors parce qu'ils ont de mauvais résultats qu'ils regardent la télé-réalité, les scientifiques ne se prononcent pas.

Je pourrais dire que "parce que certains sont plus limités intellectuellement, qu'ils ont donc de moins bon résultats, et donc qu'ils préfèrent regarder des émissions qui sont à un niveau intellectuel moins élevé." Ce n'est pas plus idiot, ni moins inventé que le contenu de cet article !

mercredi 23 janvier 2013

Réforme des rythmes scolaires

Je ne comprend pas cette obstination à vouloir décider des horaires et des rythmes pour toutes les écoles de France. Pourquoi vouloir imposer de commencer à 8h30 ou finir à 16h30. De simples questions comme la lumière du jour qui diffèrent de plus de 45 minutes entre Strasbourg et Brest changent quelque peu la donne.

Et même à l'intérieur d'une ville, pourquoi vouloir que les différents groupes scolaires finissent à la même heure ? Ce serait plus simple pour les services jeunesse qui récupèrent les enfants après l'école s'ils pouvaient faire une tournée de ramassage avec un petit quart d'heure de décalage.

De toutes façons, les parents ont tous leurs enfants dans la même école. Et puis s'ils en ont dans des écoles différentes, c'est finalement plus pratique !

Quand au fait que la pause de midi soit d'une heure trente ou de deux heures puisse être facteur d'inégalités ... Cela me semble un argument quelque peu stérile.

Encore une fois, une réforme cosmétique, qui ne sert à rien. Encore une fois, les enseignants qui protestent contre la cosmétique, alors que, soyons clair, leur volume horaire annuel ne sera jamais augmenté. Encore une fois les enseignant qui manifestent pour l'égalité des aménagements autour des horaires scolaires, alors que ce n'est pas ni leur rôle, ne ce qu'on leur demande. Encore une fois les enseignants qui protestent contre le manque d'égalité alors que l'inégalité la plus forte est celle entre avoir un bon et un mauvais instit ! Et pour celle là d'inégalité, pour que les parents aient le choix de l'instit de leurs enfants, on ne les entend jamais.

jeudi 6 décembre 2012

Réchauffement climatique - les bonnes questions

Concernant le réchauffement climatique, en dehors de l'hystérie alarmiste du GIEC et de toutes les associations de défense de la planète, il y a quelques questions auxquelles j'aimerais bien avoir la réponse. Quelques questions vraiment importantes.

  1. Est-ce que la Terre se réchauffe ? De combien ?
  2. Est-ce qu'elle se réchauffe à cause de l'activité humaine ?
  3. Quels efforts amènent quels gains pour limiter le réchauffement ?
  4. Quels efforts sont possibles pour s'adapter, sans chercher à limiter le réchauffement ?

Il est clair que la question 4 n'est jamais traitée. La seule solution envisagée est toujours 3, limiter, restreindre, contrôler. Comme rien aujourd'hui ne permet de démontrer la réponse à la question 2, et que la réponse à la question 1 n'est pas forcément oui ...

Seize ans que le réchauffement climatique est en panne

C'est ce qu'annonce, pas trop fort, le MET office.

Toute la théorie actuelle du réchauffement climatique a été appuyée par les données de la période 1980-1996, seize années donc, durant lesquelles la température moyenne avait augmenté.

Maintenant que l'on a les données pour les seize années suivantes, 1996-2012, et que ces données montrent clairement qu'il n'y a pas de réchauffement, est-ce qu'on va enfin nous laisser tranquille avec toutes ces âneries sur la lutte contre le réchauffement ?

samedi 29 septembre 2012

Normal. Mélange des genres

Entre le mari de Ben Kacem nommé Conseiller de Montebourg ... Celui de Fleur Pellerin nommé Conseiller de Lebranchu ... La femme de Bartelone nommée au cabinet du son Mari ... Pigasse Homme de Presse et ex/Conseiller de DSK et Fabius puis maintenant de Moscovici et dont la Banque vient d’etre choisie par Hollande/ Ayrault alors qu’il est Actionnaire du Monde, Médiapart, rue 89, Hoffington post (où travaille Claire Strouss-Kahn) et maintenant Le fils de la vice-présidente du Sénat pour l’Epad avec la complicité de Duflot (encore elle) + J.Vincent Placé!!!! sans oublier la copine d’Hollande qui se sert de l’Elysée comme bureau de poste pour recevoir des bouquins (pour son boulot à P.Match) et qui se sert de son CHEF de CABINET pour faire son courrier destiné à son boulot de Journaliste… QUEL BEAU MÉLANGE DES GENRES Trouve la http://www.contrepoints.org/2012/09/27/98523-jean-sarkozy-epad-amin-hiari

mardi 4 septembre 2012

Soir3 déprimant

Le Soir3 de ce soir était franchement déprimant.

D'abord sur la convention démocrate, ou le journaliste commentateur annonce fièrement que le candidat Obama a quand même a son actif une action exceptionnelle. Il a donné à 40 millions d'américains une couverture sociale. C'est le donné qui m'embête beaucoup ici. Personnellement, il n'a rien donné, de sa poche je veux dire.

Ensuite, il y a eu ce passage de notre président normal. Il bredouille. Cherche ses mots. Et il parle du stock de demandeurs d'emploi qu'il a reçu. Les personnes concernées apprécieront.

Passage ensuite par les élections au Québec. La présentatrice dépitée annonce le choix entre les libéraux sortants, les indépendantistes, et des populistes de droite (forcément). Quoi pas de socialistes !

Et enfin, ce reportage en Chine sur le prince rouge qui s'est tué au volant de sa Ferrari. Après une interview d'une chinoise (j'aimerais bien avoir la vraie traduction de ce qu'elle a dit), le reportage se termine sur ces mots : "ce pays dans lequel les inégalites s'accoissent." Mais ils ne voient pas qu'un demi milliard de chinois son sortis de la pauvreté ! Il ne veulent pas voir que ce n'est ni le communisme, ni le socialisme, ni n'importe quel étatisme qui les a sortis de la misère. C'est si important que ça que quelques uns soient très riches si une très grande majorité améliorent leur sort ?

samedi 7 juillet 2012

Livre papier ...

Incroyable d'entendre ça à la télé ce soir. Dans un best-of de l'émission de Ruquier (je sais, je sais, c'est pas en regardant ça que l'on va devenir intelligent), Frédéric Beigbeder qui défend le livre papier contre le livre électronique.

Mais tout son argumentaire repose sur la défense du roman, du contenu. Or le contenu, qu'il soit sur papier ou dans une liseuse ou une tablette ne change pas. Quelle avancée cela pourrait être, rien que pour les collégiens ou les lycéens, au niveau du poids du cartable : une seule liseuse de cent grammes au lieu de deux kilos de livres en papier pour exactement le même usage.

C'est quand même incroyable cette faculté en France de défendre l'ancien contre le futur, de défendre le vieillot contre le nouveau, de défendre l'acquis contre l'évolution.

Alors que cette même semaine un des vingt heures proposait une séquence dans son journal, montrant que le New York Times vendait plus d'abonnements à sa version électronique qu'à sa version papier !

Quel anachronisme. Quel refus du progrès !

lundi 4 juin 2012

Totalitarisme

Ce n'est pas parce qu'un totalitarisme prétend défendre les faibles qu'il devient respectable.

jeudi 3 mai 2012

La nouvelle primaire socialiste avant le deuxième tour

J'ai trouvé un article qui explique bien ce que je crois depuis quelques semaines : Sarkozy sera réélu.

Non pas que je le souhaite, car sincèrement entre un socialiste de gauche et un socialiste de droite, je ne vois aucune différence. Juste que cela me ferait bien marrer dimanche soir de voir les têtes dépitées de tous les gauchos et de tous les journaleux.

Car oui, Sarkozy est socialiste. Honteux, certes, mais socialiste. En 5 ans, la part de l'État dans l'économie est passée de 52% à 56%. Malgré ses discours, malgré les plaintes de ses adversaires qui qualifient sa politique d'ultra-libérale, ses actes parlent : la France aujourd'hui est encore plus socialiste qu'il y a cinq ans ! Il n'y a qu'à voir ses propositions de TVA sociale, une idée socialiste au départ, et de Taxe (tiens, encore une) sur les transactions financières, une idée d'ATTAC : franchement non merci !

Il y a même au fond de moi une petite voix qui me dit que si Hollande passait, alors l'agonie pour la France serait moins longue : on arriverait plus vite au bout de ce socialisme qui n'a jamais marché, où que ce soit, dans aucun pays. Mais ce qui me freine, c'est qu'avant d'en finir, le socialisme a toujours mené les populations vers la misère, la répression et le totalitarisme, en fabriquant des prisons à l'échelle des pays.

Je refuse de cautionner le socialisme. Entre un socialiste de gauche et un socialiste de droite, ce sera comme au premier tour : l'abstention.

lundi 30 avril 2012

Réponse sur le site du Figaro

L'article traitait des Pays-Bas et de leur nouveau plan d'austérité.

Au commentaire suivant : A leur tour de basculer dans la récession. Les politiques libérales n'ont qu'un seul objectif : détruire les Etats. Et c'est ce qui se passera en France si Sarko repasse. La BCE a versé 1000 milliards dans le puits sans fond des banques et cet argent n'a servi à rien!!! Ils viennent ensuite nous expliquer que les salariés doivent se serrer la ceinture car il n'y a pas d'argent! Le casse du siècle.

J'ai répondu :

Mais il n'y a plus de politique libérale en France. En 5 ans, la part de l'État dans l'économie est passée de 52% à 56% ! Ce sont les chiffres officiels INSEE et OCDE. Malgré les discours, malgré les apparences, l'État grossit.

La France est encore plus socialiste qu'il y a cinq ans ! Oui, Sarkozy est un socialiste de droite. Il n'est alors pas difficile de comprendre que ce socialisme (même de droite) mènera l'État à la faillite. Partout où il a été appliqué, le socialisme n'a jamais réussi, sinon à appauvrir les populations. Le socialisme nous mènera tous à la misère. Qu'il soit appliqué par Hollande ou Sarkozy.

Le puits sans fond, c'est la dette des États, créée par les politiciens qui à force de mesures clientélistes et de distributions de privilèges dépensent sans compter notre argent (les taxes et impôts) plus de l'argent qu'ils n'ont pas (les emprunts) dans le seul but de se faire réélire. Et au final, c'est nous qui paierons.

Les 1000 milliards versés aux banques ont servi à acheter les emprunts des États européens. C'est pourquoi l'Italie et l'Espagne ont réussi à placer leurs dettes il y a quelques semaines. Mais les taux remontent déjà. Ces 1000 milliards n'ont été qu'une bouffée d'air pour les États et leur permettre de tenir encore quelque temps, quelques mois, ou quelques semaines ...

vendredi 20 avril 2012

Y'en a marre de Sarkozy !

Y'en a marre de Sarkozy. Je ne veux plus de lui comme président.

En cinq ans, il a fait passer la part de l’État dans l’économie de 52% a 56% *. Notre pays, la France, est encore plus socialiste qu'il y a cinq ans. Pour un président de droite, c'est assez remarquable : Sarkozy, le président socialiste de droite !

Le XXe siècle nous a démontré que le socialisme ne menait les peuples que vers la misère et la servitude : Russie, Chine, Cuba, Corée du Nord ... L’Allemagne aussi est un exemple flagrant qui permet de comparer objectivement la différence obtenue entre l'Est et l'Ouest apres 40 ans de socialisme.

Au XXIe siècle aussi, le résultat est le même. Les vénézueliens s'enfoncent dans la pauvreté. Un petit rappel encore : Ben Ali, Kaddafi et Moubarak faisaient tous partie de l'Internationale Socialiste.

Comme TOUS les candidats veulent que l’État fasse plus de ci, plus de ça. Que l’État s'occupe encore d'autres choses, régule ceci, ou cela. TOUS veulent encore plus de socialisme.

Ce n'est pas ce que je veux. Ce n'est pas ce que je souhaite pour la France. Ce n'est pas ce que j’espère pour mes enfants.

Je ne cautionnerai aucun de ces prétendants avec mon suffrage.

Je ne voterai pas blanc non plus, le vote blanc n’étant pas comptabilise sinon avec les bulletins nuls.

Pour dimanche, ce sera l'abstention.

  • : chiffres INSEE et OCDE.

jeudi 29 mars 2012

Les devoirs à la maison diminuent les inégalités.

La FCPE nous ressort en ce moment cette vieille histoire de devoirs à la maison.

Commençons tout de suite par cet argument idiot de « sous-traitance pédagogique » aux familles. Les familles se rendent-elles compte de la sous-traitance éducative qu'elles laissent aux enseignants ? Ce n'est pas aux enseignants d'apprendre aux enfants à dire boujour, merci, au revoir. Ce n'est pas aux enseignants d'apprendre aux enfants à se tenir correctement, à respecter les autres. Toute cette éducation devrait être faite par les familles. Et je pense que les enseignants seraient prêts à échanger devoirs contre éducation.

Ce qui m'ennuie au plus haut point, c'est le tout début : Nous dénonçons depuis longtemps la persistance des devoirs à la maison ... qui ne font qu’accentuer les inégalités entre les enfants selon qu’ils peuvent ou non bénéficier d’aide à la maison. De but en blanc comme ça, sans aucune réflexion, sans aucun argument, la FCPE assène que les devoir accentuent les inégalités. Ah bon ?

Je suis persuadé du contraire. Et je m'explique. Dans une famille favorisée, les parents pourront apporter l'aide dont les enfants pourraient avoir besoin. (C'est ce point précis qui fait dire à la FCPE que les devoirs accentuent les inégalités.) Mais cette famille favorisée connaît aussi la valeur de l'éducation, de l'instruction. Dans le cas où il n'y aurait pas de devoirs à la maison, les parents se feraient fort d'apporter à leurs enfants une nourriture intellectuelle apte à les stimuler et à les satisfaire. Les devoirs peuvent être un agréable moment de convivialité et de complicité à partager au sein de la famille. Mais même sans devoirs, les enfants seraient sollicités, sans forcément ce cadre formel des devoirs, pour apprendre.

À l'opposé dans une famille où les parents sont peu enclins à l'instruction, les devoirs sont vus comme une corvée. En effet, les parents ont peut-être eux-même un mauvais vécu ou une mauvaise image de l'école (qu'ils instillent insidieusement -ou pas- à leurs enfants). Et que se passerait-il s'il n'y avait pas de devoirs à la maison ? Dans cette famille défavorisée, aucun devoir à la maison signifie simplement aucune nouvelle sollicitation intellectuelle hors de l'école. Les enfants pourraient s'occuper à regarder la télé, ou s'amuser avec des jeux vidéo. Les devoirs sont cette seule chance qu'ils ont de pouvoir répéter les apprentissages de l'école. Ces répétitions sont absolument nécessaires pour les apprentissages.

Sans les devoirs, les enfants des familles défavorisées subiraient encore plus les inégalités.

mercredi 22 février 2012

Assurance maladie privée

C'est quand même incroyable comme la plupart des gens ne savent pas ce que leur coûte leur assurance maladie.

J'ai la chance de travailler en Suisse. Les salaires sont plus intéressants que les salaires français, mais ce n'est pas tout. En tant que travailleur frontalier, il est aussi possible de choisir sa couverture maladie auprès d'un assureur privé. Et c'est bien là un autre avantage que le salaire.

Lors de toute discussion avec une personne qui aimerait bien aller travailler en Suisse, pour profiter d'un meilleur salaire, la question de l'assurance maladie intervient très vite. Il faut alors donner un ordre de grandeur de la somme qu'il faut payer chaque mois pour souscrire une telle assurance. Je donne comme chiffre environ 200 euros par mois. Et c'est là que la personne ouvre de grands yeux et trouve ce prix exorbitant. À ce prix pourtant, les prestations sont très correctes, et correspondent aux prestations en France de la sécu plus une bonne mutuelle, à 150 % du tarif conventionné (avec en plus la possibilité de se faire soigner en Suisse où les tarifs sont d'un autre ordre de grandeur soit dit en passant).

C'est quand même incroyable cette incrédulité. 200 euros, ce n'est pas grand chose pour une assurance maladie. Combien payent-ils en France ? Ils ne le savent même pas ! Le calcul est pourtant simple : pour un salaire au SMIC, entre ce que le patron débourse et ce que touche l'employé (1053 euros nets) 285 euros partent pour l'assurance maladie de la Sécurité Sociale. Oui, deux cent quatre vingt cinq euros chaque mois pour une assurance maladie qui rembourse à hauteur de 65 %, moins un euro sur la visite chez le médecin, et qui aussi rembourse royalement 2 euros 54 sur une paire de lunettes !

Mais non, même un tel argument pourtant clair et précis n'est pas pris au sérieux : "C'est pas possible." Mais c'est pourtant vrai. Et vérifiable.

Imaginez à partir de là que le SMICard ait le droit de choisir lui aussi une assurance privée. Son patron ne débourserait pas un centime de plus, et notre SMICard aurait immédiatement une augmentation de presque 100 euros ! Voilà comment redonner du pouvoir d'achat aux français ... Mais pour ça, il faudrait laisser le libre choix de l'assurance maladie, et ne plus obliger à cotiser à cette sinistre et inefficace Sécurité Sociale.

On vous a menti. Votre Sécurité Sociale que le monde entier vous envie, qui coûte très cher pour pas grand chose, eh bien je préfère vous la laisser.

mardi 15 novembre 2011

Sarkozy n'a aucune chance en mai prochain

Il n'est inconnu pour personne que notre président actuel a été élu en 2007 grâce aux voix du Front National. Aucun problème sur ce fait, au contraire, cela montre que durant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait réussi à donner des assurances qu'il s'occuperait des problèmes habituellement réservés au Front National, mais qui sont des problèmes bien réels pour 20 % des français.

Est-ce possible à nouveau ? La réponse est claire : NON !

La raison principale, c'est que lors de la dernière campagne, Nicolas Sarkozy avait mis l'accent sur la lutte contre l'insécurité. Dans les faits, en cinq ans (ou presque) : rien. Enfin si un petit truc quand même. Lui qui avait été élu pour lutter contre l'insécurité : les bandes, les agressions, les zone de non-droit, les trafics, n'a en fait lutté contre une seule insécurité : l'insécurité routière. Et ceux qui l'avaient élu se sont retrouvés les dindons de la farce : ce sont eux qui sont devenues les cibles de la répression.

Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy compte sur eux cette fois-ci.

samedi 17 septembre 2011

Le maire et son equipe vous a offert ...

C'est particulièrement pénible d'entendre cela. C'était ce soir, juste après le feu d'artifice, très réussi d'ailleurs. Mais cette petite annonce m'a vraiment foutu en rogne.

"Le maire et son équipe municipale vous a offert ce feu d'artifice."

Ce n'est pas le maire qui l'a payé de sa poche que je sache. Il vient d'où l'argent qui a paye les artificiers ? Ce sont nos impôts. Oui, nos impôts. C'est nous qui avons payé ce feu d'artifice, pas le maire.

C'est facile d'offrir quelque chose avec l'argent des autres.

jeudi 11 août 2011

La troisième main en panne

L'État est un monstre à deux mains. La main douce qui aide, qui subventionne, et la main dure qui taxe et qui impose. Comme l'a expliqué Bastiat, la main douce ne peut pas donner plus que ne prend la main dure. Et comme il l'a très justement fait remarquer, la main douce distribue en réalité bien moins que ce que ne prend la main dure, du fait de tout ce qui est dépensé dans les rouages de l'administration étatique.

Nous vivons une période faste depuis trente ans durant laquelle l'État avait une troisième main : celle qui empruntait ! C'était bien pratique, grâce à cette troisième main, la main douce pouvait distribuer bien plus que ce qui aurait été possible avec ce que prenait la main dure.

Malheureusement, plus personne ne veut prêter d'argent à cette troisième main. Les prêteurs ont peur, non seulement de ne plus toucher leurs intérêts, mais ils ont aussi peur de ne plus être remboursés de l'argent prêté à l'État.

Nous nous retrouvons donc dans la situation originale qu'avait si bien décrit Bastiat. L'État n'a plus que ses deux main. Malheureusement, nous nous sommes habitués à cette main douce qui prodigue bien plus de largesses que ce qui aurait été permis avec la seule main dure. Et la main dure est déjà si dure avec nous ...

mercredi 1 juin 2011

Les usagers ...

C'est en écoutant un reportage sur la drogue à Tanger que cette idée m'est venue. Tout au long du reportage, les journalistes parlaient de deux types de personnes : les dealers et les usagers. Les premiers étant les méchants, et les seconds les victimes, qui deviennent dépendants.

Et c'est en pensant à cette addiction que le téléscopage s'est produit. On parle aussi des usagers du service public. Partant de cette constatation, essayer de comparer le service public à une drogue m'a plus qu'effleuré l'esprit.

La notion de dépendance est ici primordiale.

mercredi 16 mars 2011

Jusqu'au bout avec la Halde

Jusqu'au bout de l'égalitarisme. La Halde a franchi un nouveau pallier de bêtise hier. La FCPE veut en effet saisir la Halde pour "discrimination territoriale". La FCPE estime en effet les enseignants en absence courte sont moins bien remplacés à Épinay-sur-Seine qu'ailleurs en France. Il fallait donc sévir. C'est chose faite avec cette demande auprès le la Halde pour "discrimination territoriale".

Mais cette dénomination me laisse imaginer bien d'autres cas où elle pourrait s'appliquer. J'ai la chance d'habiter une région montagneuse. Ainsi, quand après plusieurs jours d'hiver durant lesquels un stratus persistant plonge la région dans la grisaille, en voiture, direction le col voisin pour prendre un peu de soleil. Mais comment font les habitants du nord de la France ? Les terrils ne sont pas assez hauts. Ils devraient donc saisir la Halde afin que l'État leur construise des montagnes, et des routes pour pouvoir aller prendre le soleil en hiver.

Mais en sens inverse, je suis assez loin de la mer et de l'océan. Je vais donc saisir la Halde afin que soit mise en place une subvention, basée sur la distance à la mer, destinée à aider les personnes habitant loin d'une étendue d'eau salée. Cette subvention est destinée à aller faire le plein d'iode en famille.

http://www.france-info.com/france-education-2011-03-15-enseignants-non-remplaces-en-seine-saint-denis-la-halde-saisie-521917-9-43.html

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