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mercredi 23 janvier 2013

Réforme des rythmes scolaires

Je ne comprend pas cette obstination à vouloir décider des horaires et des rythmes pour toutes les écoles de France. Pourquoi vouloir imposer de commencer à 8h30 ou finir à 16h30. De simples questions comme la lumière du jour qui diffèrent de plus de 45 minutes entre Strasbourg et Brest changent quelque peu la donne.

Et même à l'intérieur d'une ville, pourquoi vouloir que les différents groupes scolaires finissent à la même heure ? Ce serait plus simple pour les services jeunesse qui récupèrent les enfants après l'école s'ils pouvaient faire une tournée de ramassage avec un petit quart d'heure de décalage.

De toutes façons, les parents ont tous leurs enfants dans la même école. Et puis s'ils en ont dans des écoles différentes, c'est finalement plus pratique !

Quand au fait que la pause de midi soit d'une heure trente ou de deux heures puisse être facteur d'inégalités ... Cela me semble un argument quelque peu stérile.

Encore une fois, une réforme cosmétique, qui ne sert à rien. Encore une fois, les enseignants qui protestent contre la cosmétique, alors que, soyons clair, leur volume horaire annuel ne sera jamais augmenté. Encore une fois les enseignant qui manifestent pour l'égalité des aménagements autour des horaires scolaires, alors que ce n'est pas ni leur rôle, ne ce qu'on leur demande. Encore une fois les enseignants qui protestent contre le manque d'égalité alors que l'inégalité la plus forte est celle entre avoir un bon et un mauvais instit ! Et pour celle là d'inégalité, pour que les parents aient le choix de l'instit de leurs enfants, on ne les entend jamais.

jeudi 29 mars 2012

Les devoirs à la maison diminuent les inégalités.

La FCPE nous ressort en ce moment cette vieille histoire de devoirs à la maison.

Commençons tout de suite par cet argument idiot de « sous-traitance pédagogique » aux familles. Les familles se rendent-elles compte de la sous-traitance éducative qu'elles laissent aux enseignants ? Ce n'est pas aux enseignants d'apprendre aux enfants à dire boujour, merci, au revoir. Ce n'est pas aux enseignants d'apprendre aux enfants à se tenir correctement, à respecter les autres. Toute cette éducation devrait être faite par les familles. Et je pense que les enseignants seraient prêts à échanger devoirs contre éducation.

Ce qui m'ennuie au plus haut point, c'est le tout début : Nous dénonçons depuis longtemps la persistance des devoirs à la maison ... qui ne font qu’accentuer les inégalités entre les enfants selon qu’ils peuvent ou non bénéficier d’aide à la maison. De but en blanc comme ça, sans aucune réflexion, sans aucun argument, la FCPE assène que les devoir accentuent les inégalités. Ah bon ?

Je suis persuadé du contraire. Et je m'explique. Dans une famille favorisée, les parents pourront apporter l'aide dont les enfants pourraient avoir besoin. (C'est ce point précis qui fait dire à la FCPE que les devoirs accentuent les inégalités.) Mais cette famille favorisée connaît aussi la valeur de l'éducation, de l'instruction. Dans le cas où il n'y aurait pas de devoirs à la maison, les parents se feraient fort d'apporter à leurs enfants une nourriture intellectuelle apte à les stimuler et à les satisfaire. Les devoirs peuvent être un agréable moment de convivialité et de complicité à partager au sein de la famille. Mais même sans devoirs, les enfants seraient sollicités, sans forcément ce cadre formel des devoirs, pour apprendre.

À l'opposé dans une famille où les parents sont peu enclins à l'instruction, les devoirs sont vus comme une corvée. En effet, les parents ont peut-être eux-même un mauvais vécu ou une mauvaise image de l'école (qu'ils instillent insidieusement -ou pas- à leurs enfants). Et que se passerait-il s'il n'y avait pas de devoirs à la maison ? Dans cette famille défavorisée, aucun devoir à la maison signifie simplement aucune nouvelle sollicitation intellectuelle hors de l'école. Les enfants pourraient s'occuper à regarder la télé, ou s'amuser avec des jeux vidéo. Les devoirs sont cette seule chance qu'ils ont de pouvoir répéter les apprentissages de l'école. Ces répétitions sont absolument nécessaires pour les apprentissages.

Sans les devoirs, les enfants des familles défavorisées subiraient encore plus les inégalités.