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jeudi 11 août 2011

La troisième main en panne

L'État est un monstre à deux mains. La main douce qui aide, qui subventionne, et la main dure qui taxe et qui impose. Comme l'a expliqué Bastiat, la main douce ne peut pas donner plus que ne prend la main dure. Et comme il l'a très justement fait remarquer, la main douce distribue en réalité bien moins que ce que ne prend la main dure, du fait de tout ce qui est dépensé dans les rouages de l'administration étatique.

Nous vivons une période faste depuis trente ans durant laquelle l'État avait une troisième main : celle qui empruntait ! C'était bien pratique, grâce à cette troisième main, la main douce pouvait distribuer bien plus que ce qui aurait été possible avec ce que prenait la main dure.

Malheureusement, plus personne ne veut prêter d'argent à cette troisième main. Les prêteurs ont peur, non seulement de ne plus toucher leurs intérêts, mais ils ont aussi peur de ne plus être remboursés de l'argent prêté à l'État.

Nous nous retrouvons donc dans la situation originale qu'avait si bien décrit Bastiat. L'État n'a plus que ses deux main. Malheureusement, nous nous sommes habitués à cette main douce qui prodigue bien plus de largesses que ce qui aurait été permis avec la seule main dure. Et la main dure est déjà si dure avec nous ...

jeudi 10 juin 2010

Et si le budget de l'État était équivalent au SMIC …

Je viens de remplir ma déclaration d'impôts, et je suis effaré par la petite feuille qui l'accompagne : celle qui me dit comment mes impôts sont utilisés en 2010. En résumé, 420 milliards d'euros de dépenses, 270 milliards d'euros de recettes. Il y a un gros problème. Pour bien saisir quelle est l'ampleur du problème, j'ai ramené ces chiffres à leur équivalent pour un SMIC.

Ainsi, si l'État touchait chaque mois un SMIC de 1053 euros nets, il dépenserait en fait chaque mois 1638 euros. Au final 585 euros dépensés tous les mois sans avoir été gagnés. Ces 585 euros ont été évidemment empruntés. À la fin de l'année, notre État SMICard aura donc emprunté 7020 euros.

Ce déficit annuel viendra s'ajouter à la dette déjà accumulée au cours des années, qui se montait à 57160 euros et qui passera à 63180 euros. Cette dette oblige bien évidemment notre État SMICard à payer des intérêts, qui se montaient pour cette année 2010 à 156 euros chaque mois, et qui seront donc l'année prochaine de 172 euros.

Dans l'espoir toutefois que la banque ne décide pas que cela commence à faire trop de dettes, et qu'elle refuse de prêter …